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Dimanche 08 janvier 2012

Mission Ouvrière en fête  16:00, Evreux - Centre St Jean

En janvier, la Mission ouvrière a fêté Noël et l’Épiphanie à Évreux, Vernon, Charleval et Gisors. Le message de Noël de la Mission ouvrière nationale, « Dieu mis au monde », a été au centre des rencontres.« Je crois en un Dieu si fragile qu'il abandonne sa vie entre les mains réunies d'un homme et d'une femme. (…) Je crois qu'à chaque fois que l'homme, la femme, l'enfant, toi, moi, nous, entrons en lutte pour nous arracher au désespoir et devenir un peu plus humains, la nuit se déchire, la peur s'étiole, les anges chantent, l'enfant naît : Gloire! Gloire !dans les cieux! Des hommes, des femmes, des enfants, ont une fois encore mis Dieu au monde. »

Le message de Noël de la Mission ouvrière nationale, d’où ces phrases sont extraites, a constitué l’axe des rencontres organisées en janvier par la Mission ouvrière de l’Eure pour fêter Noël. Dans quatre lieux du diocèse, si le nombre de participants et le déroulement ont varié, ce fut partout l’occasion d’inviter largement au-delà des mouvements et de se rendre visible. Ainsi une dame est venue à Charleval suite à l’invitation distribuée à la fin de la messe paroissiale, à Évreux une jeune a été invitée par la responsable de l’Aumônerie de l’Enseignement Public

Convivialité, échanges, partages de vie et de foi, prière ont été au rendez-vous prenant différentes formes.
À Évreux, où Christian Nourrichard, Évêque d’Évreux, était présent, un repas partagé a conclu l’après-midi tandis qu’à Vernon-Gamilly la Mission ouvrière animait la messe paroissiale du soir à l’église St Jean Baptiste.
Le message national présenté en images dans un diaporama a servi de base aux échanges en petits groupes où chacun a pu exprimer comment il le recevait dans sa vie au travail, en famille, dans le quartier,…
À Évreux chaque groupe a répondu à la question « Qu’est-ce qui nous frappe, et en quoi cela rejoint nos vies ? » et marqué une phrase ou quelques mots sur un panneau où était écrit le slogan de la campagne d’année de l’ACE « TOI + MOI = NOUS ». À Vernon deux questions étaient posées dans les groupes. En voici quelques extraites :
Dans nos quartiers, nos lieux de travail, nos familles, de quelles résistances sommes-nous témoins, qui nous empêchent de devenir plus humains ?
« La société entretient un manque de dialogue, d’écoute et de respect ; manque de reconnaissance du travail. On devient invisibles les uns aux autres.
Constat, à la poste, de l’exploitation des femmes de ménages maintenant embauchées par des sociétés de nettoyage.
On jette souvent la pierre aux jeunes alors que ce sont les premiers touchés par le manque de travail »
« Les enfants rapprochent les hommes et atténuent les tensions au sein de la famille ;
A force d’insister, on obtient davantage d’échanges entre voisins. On résiste, on lutte. »
« La violence et la peur : La peur de l’autre qui est différent; La timidité de demander; la honte de demander; empiéter sur sa liberté ; Le conditionnement ; l’enfance et son éducation. Le système capitaliste. »
« Discriminations au travail. Chacun reste chez soi (pas d’échange, de communication). Les gens ont peur d’être agressé, bousculés, ils deviennent méfiants, par le discours ambiant, influence des médias ; est-ce une peur réelle ?
Il faut dépasser l’individualisme et les a priori non fondés. Dépasser la timidité, l’orgueil, peur d’être jugé. Le regard n’est pas forcément gentil. La misère empêche un accueil naturel humain, elle rend honteux, elle tue la dignité.
Nous avons la possibilité de choisir, pourquoi pas eux ? Des gens profitent, et donc nous sommes peut-être suspicieux. Manque de simplicité. la peur vient de l’ignorance, d’un manque de connaissance. »

Comment percevons-nous ces messages d’espoir en ce temps de Noël où ˝̋une nouvelle fois, Dieu est mis au monde ?˝̋ ».
« Le Comité de défense de l’Hôpital de Vernon, ainsi que l’intersyndicale du Centre Hospitalier Eure-Seine, se mobilise suite à la menace de fermeture du service de chirurgie. Ils profitent de la cérémonie des vœux avec remises de médailles pour lancer une information à tout le personnel et aux usagers.
Si on est reconnu dans l’action pour une cause, cela entraîne d’autres personnes à agir ».
« Chaque petit geste redonne Dieu au monde. Des gens qui n’ont plus rien apportent quelque chose. On donne et on reçoit. On doit redonner à l’autre sa dignité. Savoir prier pour les autres ; apprendre le discernement. »
« Cette année à Noël, beaucoup de personnes isolées ont pu se retrouver auprès d’un repas partagé, que ce soit grâce à des associations chrétiennes ou non. »
« Prier, quand on y arrive. Se remettre en question tous les jours ; prendre un moment pour cela. Continuer l’action de Jésus, agir à son image. C’est un cadeau de Dieu, fruit de son Esprit, d’être sensible à la misère, à la souffrance.
Être plus humain, plus humble, car Dieu est venu à notre rencontre, cela nous donne plus de forces pour aller vers les autres. Dieu est mis au monde pour sauver l’humanité. Même dans les souffrances humaines : maladie, handicap, misère, il aide à développer des qualités, il est présent avec nous, il nous donne la force de nous relever, il nous donne la joie.
Se battre avec toujours des risques : il ne faut pas s’épuiser, il faut aussi savoir s’écouter, car il faut être en forme pour pouvoir aider. Se recentrer sur la prière. »
Il y eut bien d’autres paroles de vie échangées, et si le calendrier indiquait que Noël était passé, les crèches mises en valeur dans les différents lieux montraient que l’Esprit de Noël se vit au quotidien. À Vernon, une belle crèche était disposée au bas d’une croix en bois en volume, avec 4 « cases » : les 2 latérales comportant une gravure représentant les bergers et les mages ; au sommet la main de Dieu et éclairée par l’étoile.

Geneviève et Paul Magnan

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