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Jeudi 06 décembre 2012

Formation: ma vie de visiteur?  09:30, St Sébastien de Morsent

Ma relation avec la personne malade
Ma rencontre avec Jésus
La rencontre de Jésus avec la personne malade.

Intervention du Père Roland DOLLE

Jésus et les malades

Tout au long de son ministère, Jésus rencontre sur sa route de nombreux malades.
Ils sont présentés dans l’Evangile comme étant de ces  petits à travers lesquels, on rencontre Jésus lui-même : «  j’étais malade, vous êtes venus me visiter. » Mt.25,36.
Nous avons à servir les malades en nous imprégnant de l’Esprit de Jésus. Regardons ensemble comment Jésus accueille ces personnes malades ou handicapées.

Jésus semble  ne pas  partager totalement  les croyances de son temps où l’on pensait que la maladie pouvait être une punition de Dieu. Ainsi dans le dialogue à propos de l’aveugle de naissance en Jn, Jésus affirme : «  ce n’est ni à cause de son péché ni à cause du péché de ses parents qu’il est aveugle…Il est aveugle pour que l’œuvre de Dieu puisse se manifester en lui (Jn. 9,3). Cependant dans la pratique de Jésus, pardon des péchés et guérison peuvent être liés. ( Mt 9,5) La guérison devient alors le signe du  pardon.
De même en Luc 4,40 : « Tous ceux qui avaient des malades atteints de divers maux les amenèrent à Jésus. Il posa les mains sur chacun d’eux et les guérit. Des esprits mauvais  sortirent de beaucoup de malades »   La maladie est attribuée à des esprits  ou démons prenant possession d’une personne…. La force de la parole de Jésus  libère de ces forces du mal….

Jésus voit d’abord dans les malades des personnes qui souffrent : Il ne cherche pas à expliquer pourquoi telle personne est malade.  « Jésus guérit beaucoup de gens qui souffraient de toute sorte de maladie. » Il a pitié d’eux. A propos du lépreux qui se jette à ses genoux, Marc nous dit : «  «  il fut rempli de pitié pour lui. »Mc 1,41

Pour Jésus, il y a toujours urgence face à l’homme qui  souffre : Mc 3, 1 à 7 : Jésus guérit l’homme à la main paralysée le jour du sabbat.

Certains de ces  malades sont considérés, selon la loi juive, comme impurs (les lépreux notamment). On devient soi-même impur en les touchant.( Impureté rituelle. La pureté est l’aptitude requise pour s’approcher des choses sacrées ou  partager la vie de la communauté.  )(LC 10-29,35- le prêtre du bon samaritain)
 (Il ne s’agit pas ici de la pureté morale, intérieure, mais de l’impureté rituelle.) Jésus n’hésite pas à toucher ces malades. (Cf. Luc  5, 12-16)

Les malades que Jésus rencontre sont parfois portés par leur famille, ainsi en Mc 6,56 « on mettait les malades sur les places » ou encore le paralysé que l’on descend par le toit de la maison (Lc 5,18-26).  Le plus souvent, ils sont seuls sur le bord du chemin,( Bartimé- Mc 10,46). Ils sont exclus de la société.
Pensons à cet homme paralysé  qui n’avait personne pour le plonger dans la piscine de Bethzatha (Jn 5.) « je n’ai personne  pour me plonger dans la piscine » dit le paralysé.

Souvent lorsqu’il rencontre un malade, Jésus suscite en lui un désir, une parole. Il provoque chez lui la foi :« Quand Jésus le vit étendu à terre et apprit qu’il était malade depuis longtemps déjà, il lui demanda : « Veux-tu être guéri ? » Jn 5,6
Ou encore : «  tout est possible pour celui qui croit dit Jésus » Mc 9,23
«  Je crois, Seigneur, aide-moi, car j’ai de la peine à croire » Mc 9,24
 Jésus ne dit jamais «  je t’ai sauvé » mais «  ta foi t’a sauvé ».

La guérison  apportée par Jésus remet les gens debout : Mc.2,11. «Je te le dis, lève-toi, prends ta natte et rentre chez toi. » «  Aussitôt tandis que tout le monde le regardait, l’homme se leva, prit sa natte et partit. »

Jésus apporte une libération intérieure  au malade : Dans le récit de la guérison de la fille de Jaire : «  Ma fille, ta foi t’a guérie. Va en paix délivrée de ton mal »  Mc.5,34
Elle a eu confiance en la puissance de Jésus.
De quoi la foi peut-elle nous guérir aujourd’hui ? De quoi peut-elle guérir les malades que nous visitons ?
Jésus guérit toute la personne : il fait entendre et voir , remet debout, fait marcher. Il ouvre ( la guérison du sourd muet Mc 7, 31,37) : «Effata, ouvre-toi ». 

La guérison est le signe d’une guérison spirituelle ( cf. Ev  de Jean)
Dans les évangiles, la maladie est le symbole de l’état dans lequel se trouve l’homme pécheur : spirituellement, il est aveugle, sourd, paralysé…..Ce sont des guérisons-signes. «  Jésus, lumière des hommes »…Jésus qui relève… Jésus rétablit la personne dans son intégrité et la réinsère dans une vie sociale. ( Bartimé sur le bord du chemin.).
Les guérisons manifestent la puissance de Jésus sur le mal et la mort (cf. les résurrections – Lazare ou la fille de Jaire (Mc 5) Elles annoncent aussi ce que nous sommes appelés à devenir…..des hommes et des femmes sauvés de la toute puissance du mal et de la mort.

Jésus est venu enlever le péché du monde, il vient comme le médecin des pécheurs…. Il va prendre sur lui les infirmités et les maladies…. Il va lui-même participer à l’humanité souffrant pour pouvoir triompher de tous les maux… y compris de la mort  à travers sa passion et sa résurrection.

 Aujourd’hui encore, la maladie reste toujours une épreuve. La souffrance demeure un mal. Elle peut exclure (le sida). Elle peut détruire quelqu’un.

C’est pour cela que Jésus l’a tant combattue et l’a prise sur Lui. Il lui a donné un sens nouveau : celui de participer au salut réalisé par le Christ, en développant en nous la capacité d’aimer : « Nous portons en nos corps les souffrances de mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit elle aussi manifestée dans notre corps. » 2, Cor 4,10  La maladie (mais il faut en parler modestement surtout lorsqu’on ne la connait pas) peut faire grandir spirituellement en associant à la passion et à la résurrection de Jésus

Enfin pour nous aujourd’hui, servir les malades, c’est servir le Christ lui-même  en ses membres souffrants :
« J’étais malade et vous m’avez visité »Mt.25,36. 
La rencontre du malade demeure pour nous, dans la foi,  la rencontre du Christ Jésus.

Jésus guérit tous les hommes, sans considération d’appartenance de nationalité ou de religion : cf.la guérison du serviteur  du centurion romain : Mt.8, 5-11. Tous les hommes sont habités par l’Esprit de Dieu . Nous souvenir que l’Esprit de Dieu nous précède chez les malades que nous rencontrons.

En conlusion : Jésus en se faisant proche des malades annonce une Bonne Nouvelle :
Il témoigne de la bonté de Dieu et manifeste que la vie est plus forte que le mal et la mort

Tous les hommes sont plongés dans la même aventure. Chacun est confronté à la même question radicale : la vie vaut-elle la peine d’être vécue, même dans la maladie, la souffrance , l’handicap physique ou mental ?
Nous avons  à témoigner auprès des malades de ces deux convictions révélées par Jésus : la bonté de Dieu et  la foi en la Vie. Nous avons à porter ce témoignage à la manière même de Jésus : par une proximité aimante  et dans le respect absolu de la liberté de l’autre. 




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