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Jeudi 02 avril 2015

Homélie du Jeudi Saint 

Jeudi Saint

Avant de mourir, Jésus prend son dernier repas avec les douze apôtres dans la salle dite du « Cénacle ». saint Paul et les évangélistes Marc, Luc et Matthieu rapportent les récits de la Cène (1re Épître aux Corinthiens, 11 ; Évangile selon saint Marc, 14 ; Évangile selon saint Luc, 22 ; Évangile selon saint Matthieu, 26) qui institue l’eucharistie au cours de laquelle le pain et le vin deviennent Corps et Sang de Jésus Christ. Par l’eucharistie, le Christ rend grâce et offre son Corps et son Sang pour le salut des Hommes. Après ce repas de la Cène, l’heure de l’épreuve approchant, le Christ se rend au jardin des Oliviers avec les Apôtres pour veiller et prier.

Le Jeudi Saint, l’Église célèbre la messe « en mémoire de la Cène du Seigneur », puis les fidèles s’unissent à la prière du Christ ce soir-là, en veillant auprès du saint Sacrement (le pain et le vin consacrés au cours de la messe) jusque tard dans la nuit.

Pour en savoir plus

Homélie

« Frères, moi, Paul, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur et je vous l’ai transmis ».

Depuis son origine, l’Eglise porte en elle un véritable trésor : l’Eucharistie. En mémoire de la Pâque célébrée par Jésus avec ses disciples, nous accueillons le Christ mort pour nos péchés, ressuscité pour nous accorder le pardon et nous communiquer l’éternelle vie avec Dieu ainsi qu’avec tous ceux qui nous précèdent en partageant la gloire de Dieu.

Ce trésor de l’Eucharistie est le fruit de l’éternelle volonté de Dieu, du Dieu Trinité. Depuis toujours, il désire associer à son amour et à sa vie, ceux et celles qu’Il crée à son image en respectant leur liberté.

L’Eucharistie s’inscrit dans le prolongement de la Pâque juive. Le sang de l’agneau ou du chevreau mis sur les maisons des Hébreux, leur assure la vie sauve pour le départ d’Egypte. Grâce à cet acte de salut, ils peuvent franchir la Mer Rouge ; ils accèdent à une vie nouvelle : une vie de liberté et de responsabilité.

Nous savons que malheureusement cette liberté et cette responsabilité ne seront pas toujours vécues en fidélité à l’amour de Dieu. Il serait injuste de leur jeter la pierre car nos comportements rejoignent parfois les leurs. Si nous sommes infidèles, heureusement Dieu, Lui ne change pas vis-à-vis de nous. Sa fidélité a un coût inestimable. C’est l’acceptation de la mort de son propre Fils : Jésus.

« Chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’Il vienne ».

Cette liturgie de la Cène du Seigneur nous permet d’approfondir ce que nous vivons, de qui nous nous approchons dans l’Eucharistie : du Christ Lui-même !

Réjouissons-nous de pouvoir le rencontrer et de l’accueillir si facilement dans la communion.
Cependant que la simplicité de notre démarche n’évacue pas son caractère sacré.

  • Communier n’est pas un geste anodin, un geste devenu systématique qui a perdu toute sa saveur !
  • Communier n’est ni un droit ni une récompense.
  • Communier n’est pas non plus réservé aux gens irréprochables, aux Saints !
  • Communier est une invitation faite aux pécheurs que nous sommes, des pécheurs conscients, soucieux de recevoir cette force du Christ pour toujours nous convertir et mieux vivre notre baptême : notre condition d’enfant de Dieu.

Recevoir l’Eucharistie revêt, en ce sens, une grâce de guérison.

Nous retenons souvent de la célébration du Jeudi Saint le beau geste du lavement des pieds. Ce geste nous appelle à vivre en « serviteur » à la suite de Jésus. N’oublions pas qu’avant de passer à table, Jésus fait remarquer à ses disciples que tous ne sont pas purs. Loin de nous décourager de venir communier, Jésus nous invite à être lucides et vrais !

Que l’Esprit Saint nous donne la force de demeurer fidèles dans notre existence quotidienne à notre communion sacramentelle.