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Les Apprentis d'Auteuil

 

 

Depuis bientôt 150 ans, l’œuvre de l’abbé Roussel a répondu aux appels toujours plus nombreux de la jeunesse en difficulté et a su se développer en restant fidèle aux intuitions de ses fondateurs.
Fondation catholique reconnue d'utilité publique, Apprentis d'Auteuil éduque et forme plus de 14 000 jeunes en difficulté poour leur permettre de s'insérer dans la société en adultes libres et responsables tout en accompagnant les familles dans leur rôle éducatif.
La Fondation d'Auteuil a ouvert des établissements à St Sébastien de Morsent dans le département de l'Eure.
Le groupe d’établissements Saint-Sébastien se compose d’une maison d’enfants à caractère social de 18 places et d’un accueil de jour de 12 places, pour des jeunes garçons et filles de 13 à 18 ans. Dans un souci d’accueil de proximité de la famille, le groupe accueille prioritairement des jeunes garçons et filles confiés par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) du département de l’Eure.
M.E.C.S - 1, allée Jules Ferry 27180 St Sébastien de Morsent

La Pastorale

La Fondation d’Auteuil est une oeuvre d’Eglise : le premier souci ‘’pastoral ‘’ de l’Eglise est de mettre l’homme debout, à partir d’une vision de la personne fondée sur l’Evangile. Toutes les personnes travaillant à la Fondation d’Auteuil acceptent de collaborer à la mise en oeuvre du Projet de la Fondation d’Auteuil qui donne les axes de cette politique éducative.
La Fondation d’Auteuil, oeuvre d’Eglise, a le souci d’annoncer l’Evangile, dans le respect des convictions de chacun, et de favoriser la vitalité de la communauté chrétienne.
Les chefs d’établissement mettent en oeuvre ces deux aspects de la pastorale avec les aumôniers et les équipes d’animation pastorale.

Quelques mots clefs dans l’histoire de la Fondation d’Auteuil

Ambition pour le jeune :

l’aider à trouver toute sa place, le conduire au meilleur de lui-même (l’Abbé Roussel offrant la formation professionnelle aux jeunes mais aussi un chemin spirituel avec l’Oeuvre de la Première Communion ; le Père Brottier défendant les droits des jeunes du Foyer à la campagne, les formations scolaires et professionnelles officiellement reconnues après la guerre ; le Père Barrat menant les jeunes à une formation
professionnelle poussée et à des responsabilités éducatives, le Parcours personnalisé du jeune visant à lui donner toutes ses chances avec l’aide de la communauté éducative).

« Miséricorde » (= avoir un « coeur » qui sait se mettre à la place de celui qui souffre) :

le regard sur le jeune est différent, plus ouvert que celui de la société globale environnante. Savoir découvrir la vraie souffrance du jeune et croire en lui envers et contre tout ; lui donner toutes ses chances. Importance du pardon.
Fidélité au jeune : article 1er des statuts de la Fondation d’Auteuil. Développement global de la personne : l’humain et le spirituel lié entre eux, selon une démarche inspirée de l’Evangile.

Identification

pour le jeune, il est important que la Fondation d’Auteuil, avec toute son histoire, soit un lieu de type familial auquel il puisse s’identifier,
trouver des racines et des modèles.

Les quatre verbes

Accueillir :

des jeunes de 1866 à ceux d’aujourd’hui, la même question se pose toujours : qui et comment accueillir ? L’abbé Roussel accueillait déjà des filles à Billancourt en 1882 ; en 1945 la Fondation d’Auteuil accepte de recevoir 5% de jeunes du type PJJ en comptant sur l’entraînement positif d’une majorité de jeunes du type « prévention ». Les « nouvelles pauvretés » d’aujourd’hui ont évolué.
Il y a également un débat récurrent sur le choix à faire entre des petites ou grosses unités d’accueil : Foyer à la campagne ou Saint-Michel ; les « châteaux du social » et les grandes Maisons (avec formations industrielles) de l’après 1945 et les petites unités d’accueil d’aujourd’hui. Comment garder les avantages de l’un et de l’autre ?

Eduquer :

évolution de la prise en charge éducative : du maître d’atelier et des surveillants d’internat au métier d’éducateur. Equilibrage entre éducation et enseignement : un défi toujours présent. La Fondation d’Auteuil reste reconnue pour assurer à la fois éducation et formation : c’est le défi du Parcours personnalisé du jeune. Une question fondamentale demeure : audelà des comportements à acquérir, comment notre éducation aide-t-elle le jeune à donner un sens à sa vie ? Que désirons-nous ‘’transmettre’’ de ce qui nous fait vivre ?

Former :

dès 1871, trouver les métiers les plus utiles aux jeunes. L’agriculture, qui sera remplacée progressivement par l’horticulture. Les métiers industriels surtout entre 1937 (Saint-Philippe) et 1945. Le combat pour avoir droit à la taxe d’apprentissage (donnée en 1931, retirée en 1933, rétablie après guerre) et aux diplômes d’état (enseignement sous contrat : père Duval, J.Gosselin).
Le couple éducation-formation revisité avec la création des Maisons (J. Gosselin), puis des régions (F.Content).

Insérer :

refus permanent d’une insertion au rabais. Exigence de rigueur professionnelle. Les Anciens d’Auteuil, ouvriers recherchés ( imprimerie). Le
dialogue avec les entreprises, la création du réseau des Anciens et de l’accueil des Anciens en difficulté constituent des actions en faveur de l’insertion. Rappelons également l’article 1er des statuts : fidélité au jeune tout au long de
sa vie.