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Questionnaire - Domaine1: Comment notre Eglise est au service du monde?

Comment notre Eglise est au service du monde?

ou la diaconie de l’Église
Mettons-nous à l’écoute de l’Evangile : Mt 25, 31-40. 45
Suite au rassemblement « Diaconia 2013 », l’Église de France nous invite à investir le chantier de la diaconie.

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1. La pauvreté et la précarité, conjuguées à la solitude et à l’isolement des personnes, est un défi majeur adressé à l’Église et à la société.
     a) Quelles solitudes, quelles pauvretés rencontrons-nous ou bien vivons-nous, nous-mêmes ?
     b) Quelles solitudes, quelles pauvretés sommes-nous empêchés de rencontrer du fait de nos peurs ou de l’isolement des personnes ?

2. L’une des pauvretés les plus radicales, est celle de l’absence du sens de la vie, de la désespérance.
     a) Avons-nous déjà rencontré cette désespérance ? Auprès de qui ?
     b) A quelles transformations personnelles et communautaires sommes-nous appelés, à la rencontre de ces personnes en désespérance ?

3. Qu’est-ce que ce cheminement avec les pauvres et avec les personnes en désespérance nous invite à dénoncer et à transformer dans la société actuelle ? Quelles propositions faisons-nous ?

4.
Dans l’écoute des pauvres, comme dans l’écoute de la Parole de Dieu, comment la pauvreté du Christ et la pauvreté des hommes transforme notre foi et nourrit notre prière ?

Commentaire

Le pape François nous appelle à être serviteurs des plus pauvres, et même à constituer une « Église pauvre pour les pauvres ». Dans son interview aux revues jésuites en septembre, il disait : « Je vois avec clarté que la chose dont a le plus besoin l’Église aujourd’hui c’est la capacité de soigner les blessures et de réchauffer le coeur des fidèles, la proximité, la convivialité. Je vois l’Église comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a du cholestérol ou si son
taux de sucre est trop haut ! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste.
Soigner les blessures, soigner les blessures… Il faut commencer par le bas ».

Notre monde est en proie à de grandes difficultés d’existence. C’est le cas de notre département, l’intervention du délégué épiscopal à la solidarité l’a démontré, chiffres à l’appui.
• De nombreuses personnes ne savent plus de quoi sera fait demain.
• Des salariés sont en souffrance ou menacés dans leur emploi.
• Des jeunes sont sans perspectives d’avenir.
• Le nombre d’expulsions locatives est élevé.
• L’équilibre de la famille est gravement touché par le chômage.
• Les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses…
• Le fossé se creuse entre pays riches et pays pauvres et provoque de nombreuses migrations.

Trouvons des voies nouvelles, vivons une conversion personnelle et communautaire, prenons soin de notre prochain comme l’a fait le bon samaritain. Laissons-nous transformer, enseigner par ceux qui sont les plus fragiles de notre société. Dans nos communautés, faisons la place à la parole et à la vie des personnes en précarité. Apprenons à cheminer avec elles.

En ces plus petits, le Christ est présent.