

C'est le thème choisi par Benoît XVI pour la 46ème Journée mondiale des Communications sociales.
Silence et Parole, deux mots qui nous interpellent, et qui semblent bien contradictoires !
Comment le silence peut-il s'associer à la parole pour un chemin d'évangélisation ?
Et comment, pouvons-nous les allier ?
Dans une société où chacun vit le stress au travail, dans sa vie personnelle, pouvoir faire silence veut dire s'arrêter, contempler, écouter.
Nous vivons dans une société d'immédiateté, de rapidité. Les moyens modernes de communication, certes utiles, participent à cette course, à ce perpétuel mouvement, à ce flux incessant de paroles, d'informations.
Pour autant, rien ne nous interdit de nous arrêter et de contempler la grandeur de Dieu, son amour pour tous les hommes. Savoir faire silence, pour s'interroger à la lumière de Dieu, du Christ, c'est prendre du recul, relire et éclairer d'un jour autre les paroles reçues.
C'est ce temps de contemplation, qui nous permettra de communiquer avec l'autre simplement et dans le respect de nos différences. Savoir faire silence, c'est se permettre d'aller vers l'autre et d'entrer en communion,
en communication.
Les outils qui nous sont offerts sont variés et multiples : l'écrit, le téléphone, les mobiles, internet, les emails, les réseaux « sociaux » (facebook, twiter....) Ils poussent à la surconsommation, ils semblent indispensables. Mais ils ne remplacent jamais la relation directe entre les personnes. Sachons discerner le moyen le plus juste pour toujours plus de proximité.
Ne nous enfermons pas dans les moyens techniques.
Que cette Journée mondiale des Communications Sociales soit un temps d'écoute et de prière pour tous les communicants..